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| | Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec | |
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Hestia Administrateur

 Inscrit le : 14 Oct 2007 Messages : 5602
| Sujet: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Dim 11 Mai - 10:23 | |
| Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec
Pendant encore combien de temps, le Québec restera-t-il sans législation pour ses animaux ?
Animaux Victimes du Profit

La misérable vie d'une chienne d'usine à chiots
Vers l'âge de 5 mois, on la mettra dans une petite cage de métal, de bois ou de plastique où elle passera toute sa vie enfermée.
Ces hangars ou entrepôts peuvent contenir plusieurs dizaines ou centaines de cages, empilées les unes sur les autres. Les excréments et l'urine tombent souvent dans les cages du dessous.
Ces endroits sont rarement chauffés en hiver et durant l'été la chaleur y est suffocante.
Vers l'âge de 6 mois, lorsqu'elle commence ses chaleurs, la petite chienne est accouplée avec un mâle provenant d'une usine semblable à la sienne.
Pendant sa grossesse, elle ne bénéficiera d’aucun suivi vétérinaire afin d’éviter tout frais superflus au propriétaire. Environs 60 jours plus tard, elle peut donner naissance à plusieurs chiots.
La mère et ses petits, n'ont pas d'endroit propre et confortable pour se coucher et doivent se satisfaire d'un plancher de grillage de fer.
À cause du manque d'espace, il n'est pas rare qu'en se retournant, la pauvre chienne écrase l'un de ses petits et souvent, le chiot mort pourra rester dans cette cage plusieurs jours avant que le propriétaire ne vienne l'en retirer.
Le Transport des Chiots
Lorsque les petits auront atteint l'âge de 3 semaines, le propriétaire de l'usine viendra les enlever à leur mère. La pauvre chienne tournera en rond dans sa cage, attendant en vain leur retour.
Les chiots sont placés à plusieurs dans une cage, sans eau ni nourriture. Des centaines de cages sont empilées les unes sur les autres à l'intérieur d'un camion.
Ces camions peuvent parcourir des centaines de kilomètres, été comme hiver, sans système de chauffage ou de ventilation.
Les chiots arrivent dans un entrepôt où un préposé retire ceux qui n'ont pas survécu au voyage puis, il fait le tri par race. Les survivants sont embarqués à nouveau dans un autre camion qui les livre dans diverses animaleries de la province.
Une fois à destination, ils sont lavés et parfumés pour leur donner un air attrayant lorsqu'ils seront placés dans la vitrine du magasin.
La majorité de ces chiots fûrent tatoués à l’oreille et, pour parfaire le tableau, des documents vétérinaires falsifiés ou de fausses attestations de pedigree certifient la "pureté" de leur race.
Le prix d'un chiot vendu en animalerie varie entre 300 et 500$. Là encore, un chiot malade, ne sera habituellement pas soigné par un vétérinaire car cela reviendrait trop cher au propriétaire de l'animalerie. On le laisse donc mourir.
Pour les autres, l'avenir est incertain: plusieurs d'entre eux, traumatisés par la perte de leur mère, les longs transports et le manque de soins souffriront de divers problèmes émotionnels et auront du mal à s'adapter.
Séparé trop tôt de sa mère, un chiot, privé en plus de contact humain, peut devenir associable. Il ne s'entend pas avec les autres chiens et n'est pas toujours gentil envers les jeunes enfants.
Ces chiots nécessiteront beaucoup d'efforts de la part du maître et plusieurs ne parviendront pas à s’en occuper convenablement. Si certains chiots ont la chance d'être adoptés par des gens soucieux et prêts à les faire soigner et leur consacrer le temps et la patience nécessaires à leur adaptation, d’autres finiront rapidement dans un refuge, un chenil ou seront à nouveau vendus, ou donnés, ou tout simplement abandonnés.
La petite chienne d'usine, quant à elle, continuera à vivre dans sa misérable cage. Elle pourra avoir jusqu'à 3 portées par année, laissant ses mamelles distendues et enflées. Faute de nourriture appropriée, d'exercices et de soins, chaque fois qu'elle donnera naissance à des petits, elle s'affaiblira d’avantage.
Maigre et sale, elle souffrira de maladies de peau, de déformations aux pattes, elle perdra ses poils par plaques.
Petite chienne d'usine qui souffre d'une maladie grave de la peau et d'une déformation des pattes.
Et, après 5 ou 6 ans, devenue incapable de produire d'autres chiots, elle sera tuée par de quelconques méthodes douteuses, noyée par exemple, ou envoyée dans des laboratoires de recherches.
Il en ira ainsi des chiens non vendus ou malades.

Chiens et chiots malades et/ou non vendus, tués et jetés aux poubelles
Lorsque vous achetez un chiot, un chaton ou tout autre animal dans une animalerie, un marché aux puces ou un chenil, vous financez sans le savoir, un commerce extrêmement cruel !

Chiot de chenil. Remarquez le plancher de sa cage
Au Québec, des milliers d'éleveurs se "spécialisent" dans la production massive de chiens. Plus de 400,000 chiots naissent chaque année dans des élevages surpeuplés et insalubres. La moitié de ces animaux sont vendus au Québec, les autres sont expédiés aux États-Unis et dans différentes provinces du Canada où l'élevage intensif de chiots est interdit.
Au Québec, n'importe qui peut se lancer dans l'élevage de chiots.
On peut retrouver des élevages dans un hangar, un garage, une remise intérieure ou extérieure, un sous-sol, un fond de cour etc. etc.
Remarquez la grave blessure sur la tête du chien de droite
Etant donné l'absence de législation visant à protéger les animaux au Québec, la Société Protectrice des Animaux (SPCA) n'a aucun pouvoir, pour dénoncer ces pratiques et faire cesser cette honteuse activité.
D’après la Section 466 du Code Criminel du Canada, seuls les cas pris en flagrant délit et les cas les plus extrêmes de cruauté et de négligence sont considérés.
Pour obtenir un mandat de perquisition, qui n'est émis que par un juge, les inspecteurs de la SPCA doivent avoir des preuves formelles et visuelles d'une situation de négligence ou de cruauté.
Ils doivent d'abord obtenir une déposition de plainte signée par le témoin qui fait appel à leurs services. Une simple plainte anonyme venant d'un citoyen qui suspecte que des animaux sont victimes de négligence ou de cruauté est insuffisante.

Un petit chien mort dans ce demi-pneu
La plupart des éleveurs sans scrupules, proviennent de différentes provinces du Canada, où l'élevage intensif de chiens est interdit.
Ils achètent des parcelles de terrain ou des fermes situées dans des régions rurales du Québec, près des frontières et éloignées des voisins.

Chiens de chenil malades et d'une maigreur effroyable
Ces éleveurs acquièrent plusieurs chiens de différentes races et les accouplent le plus souvent possible.
De " faux papiers " signés par des vétérinaires " fictifs " affichent leur parfaite santé. Certains de ces éleveurs peuvent élever jusqu'à 70 races de chiens à la fois.
Ils font affaire avec des producteurs, importateurs et exportateurs, vendeurs intermédiaires, courtiers, vendeurs de rue, de marchés aux puces ou même avec d'autres éleveurs.
Leur identité n’est pas connue, ou partiellement connue, et les ventes sont conclues en argent liquide.
Certains producteurs vendent leurs chiots en publiant une annonce dans le journal ou sur Internet. Ils rencontrent alors un acheteur potentiel à un endroit spécifique, qui peut aussi bien être le stationnement d’un centre d’achats ou un parc. La transaction se fera également en liquide.
À travers le Québec, plus de 2.000 personnes opèrent des usines à chiots.
Presque toutes les usines d'animaux sont des endroits insalubres où les chiots ne sont pas nourris à heures régulières et où plusieurs n'ont même pas accès à de l'eau.
Le seul motif de leurs mauvais traitements est le profit.

Cages à chiots d'une inimaginable saleté
Plusieurs chiots souffrent de coccidiose ou d'autres virus fréquents dans ces usines. Pendant les l0 premières semaines de la vie d'un chiot, la propreté est pourtant extrêmement importante pour lui permettre de se développer en santé.

La plupart des vendeurs qui travaillent dans des animaleries ne connaissent bien souvent rien aux animaux. Ils ne sont là que pour les vendre.

Ce chiot d'animalerie devenu trop gros pour sa cage, place ses pattes dans sa gamelle pour les soulager du grillage de fer.
Il n'est pas rare de retrouver dans ces animaleries des chiots devenus trop gros pour leur cage, d'autres aux yeux qui coulent, qui ont la diarrhée, qui pleurent sans arrêt ou qui ont développé des comportements anormaux.
Ces endroits sont souvent surchauffés et les chiots n'ont pas toujours accès à de l'eau pour se désaltérer. Dans plusieurs animaleries, les animaux sont dans de toutes petites cages accessibles aux passants qui peuvent constamment les manipuler à leur guise.

N'encouragez pas ce commerce
Les gens qui s’imaginent sauver un petit chien en l'achetant dans une animalerie ne font que perpétuer un commerce cruel.
Chaque fois qu’un chiot est vendu, il est aussitôt remplacé par un autre.
Plusieurs chiots achetés dans des animaleries sont ramenés pour diverses raisons :
problèmes congénitaux, respiratoires, insuffisance rénale, dysplasie de la hanche, diarrhée, surdité, problèmes de comportement... Si le chiot est malade ou meurt peu après l'achat, la majorité des propriétaires d'animaleries offriront un autre chiot au client plutôt qu'un remboursement.
Si vous tenez absolument à posséder un chien, allez chez un éleveur réputé sérieux et fiable qui se soucie des chiens qu'il élève, qui les aime et les fait soigner quand ils en ont besoin.
Même si ces chiots coûtent un peu plus, vous aurez au moins la garantie que celui que vous achetez est en santé. Vous seriez également surpris du nombre de chiots ou de chiens de race que l'on peut retrouver au refuge de la SPCA. Vous contribueriez vraiment à sauver la vie d'un chien, qui autrement serait euthanasié.
À lire:
Un ministre du Québec interviewé à CBC, Monsieur Rémy Trudel, répond " que ce n'est pas l'une de ses priorités et que le Québec n'a pas d'argent.
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Dernière édition par Hestia le Dim 11 Mai - 14:39, édité 1 fois |
|  | | Hestia Administrateur

 Inscrit le : 14 Oct 2007 Messages : 5602
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Dim 11 Mai - 10:30 | |
| Usines à chiots : vraiment ?
Lorsque vous achetez un chiot dans une animalerie, un soi-disant « éleveur familial », un marché aux puces, un chenil ou une fourrière, vous encouragez un commerce cruel !
Voulez-vous vraiment y être associé ?
Des milliers d'éleveurs se «spécialisent» dans la production massive de chiens : n'importe qui peut se lancer dans l'élevage de chiots.
On retrouve ces élevages dans un hangar, un garage, une remise intérieure ou extérieure, un sous-sol de maison, un fond de cour, etc. Ces éleveurs acquièrent plusieurs chiens de différentes races et les accouplent le plus souvent possible.
D’autres s’en tiennent à une seule race, mais avec des chiens sans papiers, sans tests de santé en jouant les amateurs et croyant que le terme «éleveur familial» est suffisant pour attirer la clientèle.
Ces gens n'y connaissent bien souvent strictement rien malgré leur beau discours : faire de l'argent est leur seul but.
Que ce soit des particuliers ou des magasins, d’où croyez-vous que les chiens proviennent en bout de ligne ? Et où croyez-vous que la majorité se retrouvera en peu de temps ? Ce n’est pas parce que les lieux vous semblent propres, parce que leur site Web est bien joli ou que leur discours est empreint de miel que ces personnes sont soucieuses des chiens : elles ont le sens du commerce, simplement.
Les gens qui s'imaginent sauver un petit chien en l'achetant chez un éleveur improvisé, un autre qui se dit «éleveur familial» ou dans une animalerie, ne font que perpétuer un commerce cruel.
Chaque chiot vendu est aussitôt remplacé par un autre. Vous ne sauvez aucun animal…La majorité des chiots achetés dans ces endroits souffrent ou souffriront de : problèmes congénitaux, respiratoires, insuffisance rénale, dysplasie de la hanche, diarrhée, surdité et beaucoup de problèmes de comportement...
Le vendeur de l’animalerie semble connaître son affaire ? Détrompez-vous, aucune connaissance particulière n’est nécessaire pour opérer un tel commerce ou pour y travailler.
Si vous désirez adopter un chien, allez chez un éleveur reconnu, sérieux, fiable et soucieux, qui n'élève pas plus de 2 races, ne fait pas reproduire ses chiennes plus d'une fois l'an (idéal aux 2 ans), ne les laisse jamais partir avant l'âge de huit semaines, les socialise et les fait soigner quand ils en ont besoin. Ces chiots coûtent un peu plus ? Pas vraiment, surtout si vous comparez avec les soins que vous aurez à donner à un chiot de provenance douteuse !
Vous seriez également surpris du nombre de chiots ou de chiens merveilleux que l'on peut retrouver dans un refuge sans but lucratif. (Attention : une fourrière n'est PAS un refuge mais bien un commerce !)
De plus, ces bons refuges prendront le temps de bien sélectionner les familles potentielles, vacciner, vermifuger, stériliser et évaluer sommairement le comportement de chaque animal, afin de pouvoir vous recommander celui qui vous convient le mieux.
De grâce, avant de succomber à la belle petite frimousse au regard suppliant à l'animalerie du centre commercial, pensez aux conséquences d'un tel achat.
Ainsi, vous sauverez VRAIMENT la vie d'un chien.
Merci à Marie Claude Coté pour la rédaction
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|  | | Hestia Administrateur

 Inscrit le : 14 Oct 2007 Messages : 5602
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Dim 11 Mai - 14:47 | |
| | Hestia a écrit: |
Un ministre du Québec interviewé à CBC, Monsieur Rémy Trudel, répond " que ce n'est pas l'une de ses priorités et que le Québec n'a pas d'argent.
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Je pense qu'il n'y a pas besoin d'argent pour faire une loi et des contrôles pour son application, et que cette loi interdisant ce genre de choses ne coûterait rien aux contribuables canadiens.
Seulement elle empêcherait de graisser la patte (encore une autre expression Lily) à certaines personnes toutes nationalités confondues. Car ce genre de pratique n'a pas de frontières, puisque c'est le fric qui est mis en cause. _________________
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|  | | Lily

   Age : 60 Inscrit le : 27 Oct 2007 Messages : 2094 Localisation : Montréal, Québec (Canada) Emploi/loisirs : Musique et peinture
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 4:33 | |
| Principaux éléments du projet de loi sur la cruauté envers les animaux
Lois actuelles protégeant les animaux Les modifications proposées aujourd’hui font partie de l’engagement du gouvernement du Canada de réformer les lois sur la cruauté envers les animaux, dans le cadre des efforts de modernisation du Code criminel. Au Canada, il est déjà illicite :
- de causer délibérément à un animal, une douleur, une souffrance ou une blessure par quelque moyen que ce soit, sans nécessité;
- par négligence, d’omettre de fournir à un animal les aliments, l’eau, l’abri et les soins convenables;
- de tuer délibérément et sans excuse licite du bétail ou d’autres animaux gardés à des fins licites;
- de procéder à divers actes tels que le piégeage d’un animal, de participer à un combat d’animaux ou de causer de la souffrance à un animal en le transportant sans sécurité.
Modifications proposées Le projet de loi déposé aujourd’hui à la Chambre des communes propose de moderniser les lois du Canada protégeant les animaux contre la cruauté intentionnelle et la négligence criminelle. Les modifications proposées visent notamment ce qui suit :
- consolider et organiser de façon plus rationnelle toute une gamme d’infractions actuelles liées à la cruauté envers les animaux et cesser de traiter ces infractions comme des crimes contre les biens;
- supprimer les distinctions périmées entre diverses sortes d’animaux;
- rendre illégal le fait de tuer un animal brutalement ou sauvagement de façon intentionnelle;
- énoncer clairement qu’il est illégal de dresser un animal pour combattre d’autres animaux;
- faire la distinction entre la cruauté intentionnelle et la cruauté négligente, de façon à mieux adapter les peines maximales;
- augmenter la peine pour cruauté intentionnelle à un emprisonnement maximal de cinq ans pour les infractions les plus graves, au lieu de la peine maximale actuelle de six mois;
- supprimer le plafond des amendes, qui est actuellement de 2 000 $;
- prévoir que toute personne trouvée coupable de cruauté envers les animaux peut se voir interdire de posséder un animal pour une période que le juge estime indiquée;
- donner aux juges le pouvoir d’ordonner à toute personne trouvée coupable de cruauté envers un animal de verser des dédommagements à l’organisme de protection des animaux qui s’est occupé par la suite de cet animal.
Le projet de loi n’entrave pas les pratiques licites et compatissantes qui peuvent se produire dans divers contextes comme l’agriculture et la recherche scientifique. Le projet de loi affirme également les droits de chasse et de pêche des Autochtones. Réforme de la loi – les cinq dernières années En septembre 1998, un document de consultation du ministère de la Justice intitulé Les crimes contre les animaux a attiré des centaines de réponses et des milliers de signatures demandant des lois criminelles plus efficaces pour traiter les cas de cruauté. En réponse, des modifications ont été proposées pour la première fois au Parlement en décembre 1999, représentant la première refonte majeure des articles du Code criminel visant la cruauté envers les animaux depuis plus d’un siècle. Le projet de loi C-17 est mort au feuilleton (document qui énumère tous les projets de loi qui pourraient être débattus ce jour-là) en l’an 2000, tout comme la dernière version du projet de loi C-22 déposé de nouveau en mai 2004. La loi renforcée sur la cruauté envers les animaux reconnaît que ce comportement est une forme de violence, et elle souligne la nécessité d’une intervention précoce. Diverses études confirment que ceux et celles qui maltraitent les animaux sont souvent motivés par la colère et le désir d’affirmer leur pouvoir et leur contrôle. Tout porte à croire que les personnes qui font preuve de violence à l’endroit de leurs animaux risquent d’agir éventuellement avec violence contre des personnes et de commettre d’autres crimes. On constate particulièrement cette corrélation dans le cas d’agresseurs dans des situations de violence familiale et chez les tueurs en série. La cruauté envers les animaux domestiques est souvent un outil de violence à l’égard du conjoint, et la maltraitance d’un animal devant les enfants est souvent considérée comme une violence qui risque de laisser des séquelles psychologiques chez ces enfants. En réponse aux préoccupations des groupes de l’industrie animalière représentant des agriculteurs, des chercheurs sur les animaux, des trappeurs et d’autres qui gagnent leur vie grâce à diverses industries animalières, des révisions ont été incorporées aux réformes proposées à diverses occasions. En été 2003, des modifications ont confirmé que tous les moyens de défense de la cruauté envers les animaux demeureraient en vigueur et rétréciraient également la définition d’animal pour y inclure uniquement les vertébrés. Ces changements ont été précisément demandés par des groupes représentants les utilisateurs d’animaux, et indiquent aussi clairement que possible que les pratiques compatissantes qui se produisent dans ces contextes demeureront licites. Aujourd’hui, divers organismes de l’industrie animalière représentant des agriculteurs, des exploitants de fermes d’élevage d’animaux à fourrure, des chercheurs sur les animaux et des trappeurs appuient cette loi, tout comme le font les collectivités de protection des animaux et des vétérinaires. Les infractions de cruauté envers les animaux complètent un vaste éventail de lois fédérales et provinciales concernant le traitement des animaux dans des contextes différents. Le Code criminel ne réglemente pas l’utilisation d’animaux dans des contextes particuliers; il prévoit plutôt un degré minimal de protection des animaux conformément aux valeurs fondamentales de la société canadienne. Les modifications proposées établissent un juste équilibre entre la cruauté qui est un acte de violence fortement dénoncé, tout en énonçant clairement que les pratiques licites et compatissantes dans tout un éventail de contextes ne seront pas touchées. En renforçant cette protection de base au moyen d’amendements au Code criminel, le gouvernement peut amener les dispositions du 19e siècle visant la cruauté envers les animaux au 21e siècle. _________________
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|  | | Lily

   Age : 60 Inscrit le : 27 Oct 2007 Messages : 2094 Localisation : Montréal, Québec (Canada) Emploi/loisirs : Musique et peinture
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 4:35 | |
| Un projet de loi déplaît aux animalistes
| La Presse Canadienne 09/04/2008 19h17 - Mise à jour 09/04/2008 19h42 |  |
L'approbation aux Communes des premiers changements importants en plus d'un siècle aux lois canadiennes contre la cruauté envers les animaux n'a pas fait le bonheur des amis des bêtes. Un projet de loi d'initiative parlementaire, déposé par le sénateur libéral John Bryden, a été approuvé par 189 voix contre 71, mercredi, obtenant l'appui de la majorité des députés conservateurs et bloquistes et de plusieurs libéraux. Le projet de loi propose des peines plus sévères dans les cas de cruauté envers les animaux. Il a déjà été approuvé par le Sénat et deviendra une loi lorsqu'il aura reçu la sanction royale. Plusieurs groupes de défense des droits des animaux, dont la Fédération des sociétés canadiennes d'assistance aux animaux, s'opposent au projet de loi, qui ne serait qu'une mise à jour d'une mauvaise loi. Selon eux, il est inutile de durcir les peines s'il existe des failles permettant aux agresseurs d'animaux d'éviter la condamnation. Ils soutiennent plutôt un autre projet de loi, déposé par le député libéral Mark Holland. Il est identique au projet de loi C-50, qui a été adopté deux fois aux Communes avant d'être bloqué au Sénat. Ce projet sortirait la cruauté envers les animaux de la section des délits contre les biens du Code criminel et protégerait aussi bien les animaux sauvages que les animaux domestiques. Il inclut également des peines plus sévères et des peines additionnelles lorsque des chiens et chevaux appartenant à la police sont blessés ou tués. M. Holland a traité le projet de loi du sénateur Bryden de «placebo», ajoutant que son adoption est "un pas vers l'arrière". Actuellement, la peine maximale pour de la cruauté envers un animal est de six mois de prison ou 2000 $ d'amende. Le projet de loi de M. Bryden l'augmente à cinq ans de prison ou 10 000 $ d'amende. M. Bryden admet que son projet de loi n'est pas aussi ambitieux que celui de son collègue. Mais comme sept tentatives de moderniser les lois contre la cruauté envers les animaux ont échoué dans les 10 dernières années, il croit qu'il est préférable de s'entendre sur des peines plus sévères que de continuer à ne rien faire. Le sénateur affirme que le Parlement pourra quand même adopter le projet de loi de M. Holland, qui sera débattu à l'automne. Ce dernier craint toutefois que l'adoption du projet de loi de M. Bryden donnera aux sénateurs une excuse pour ne rien faire de plus. _________________
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|  | | Hestia Administrateur

 Inscrit le : 14 Oct 2007 Messages : 5602
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 10:07 | |
| Merci beaucoup Lily d'avoir répondu en donnant des informations.
C'est là tout l'intérêt de ce forum face à ces articles. Et grâce à la diversité des membres.
Cela m'étonnais qu'un pays tel que le Canada laisse faire une telle chose ... Reste les BB foques !!!!!!
Les habitants des pays sont bien souvents impuissants face aux modes de gouvernance des dirigeants et aux intérêts qui y sont bien souvent liés.
Mais l'union fait la force, et l'union fait bouger les choses. Pas toujours dans le bon sens, mais enfin ! _________________
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|  | | Arcencielle

   Age : 55 Inscrit le : 17 Oct 2007 Messages : 2815 Localisation : Chez moi Emploi/loisirs : aquarelles , dessins , peintures etc Humeur : toujours au beau fixe
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 10:51 | |
| pour simple constatation de ma part ...
Mon amie Louisette adore les animaux .il y a un peu moins d'un an ,elle a adopté une petite chienne qu'un restaurateur brutalisait .....Une malheureuse petite bête ,( elle ne lui restait que les os et la peau )....Personne aurait voulu cette chienne car elle n'était pas éduquer et elle avec beaucoup de patience et d'amour , elle l'a rendu vivable en socièté ....
j'attends une photo de sa " Katty " qui lui a beaucoup manquer ainsi que son autre chien quand elle était chez moi .
Je dois vous dire mes amies française que Louisette a été trés étonnée de voir les propriètaires de chiens en France ne soient pas verbalisés lorsque leurs chiens faisaient leurs besoins sur les trottoirs et ne les ramassaient pas avec un sac en plastique .... Nous voyons hélas , beaucoup cela sur nos trottoirs ! .....( il me semble que dans certains quartiers de Paris , il y a des contraventions pour les saletés faites par les animaux ) mais pas dans toutes les villes .
Cela coûte 200 dollars de contravention à nos amis du Québec , pour les rebelles de la propreté .....
La loi est vraiment trop cool pour les torcenaires d'animaux au Canada ....Vivement que l'état réagisse là aussi , ils pourraient là aussi se faire de l'argent ! cela aiderait tant les organismes pour la protection des animaux en tout genres .... En France , on commence a réagir sur ce sujet il me semble ! Brigitte Bardot a bien travaillé pour cela .. _________________


Dernière édition par Arcencielle le Lun 12 Mai - 12:33, édité 1 fois |
|  | | Hestia Administrateur

 Inscrit le : 14 Oct 2007 Messages : 5602
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 11:05 | |
| Merci Arcencielle pour ce témoignage.
Nous attendons avec impatience des photos de Katty qui aura place parmi nos animaux. _________________
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|  | | Lily

   Age : 60 Inscrit le : 27 Oct 2007 Messages : 2094 Localisation : Montréal, Québec (Canada) Emploi/loisirs : Musique et peinture
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 19:38 | |
| Oui c'est sûr qu'il y a des choses qui se font ici au Québec, je ne sais pas dans le reste du Canada, mais ici, je sais que les vétérinaires se battent aussi pour faire passer des lois, mais pas n'importe lesquelles. Arcencielle a raison, ici, quand on promène un chien, peu importe que ce soit sur le trottoir, dans le parc, ou dans les champs, on apporte toujours nos sacs de plastique pour ramasser leurs besoins. Sinon, les gens que tu rencontres vont te le faire savoir, et pas toujours poliment. Ma deuxième vocation dans la vie, et que j'exercerai dès que je pourrai reprendre le travail, sera orientée vers les animaux. Je ne sais pas encore exactement la tournure que ça prendra mais j'aimerais bien travailler dans les refuges pour animaux démunis, battus, etc. Pour le moment, je me limite à devenir foyer d'accueil pour une Camille, chatte Sphinx qui viendra habiter chez moi sous peu. Je vous ferai savoir quand ça arrivera. J'ai très hâte. _________________
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|  | | Hestia Administrateur

 Inscrit le : 14 Oct 2007 Messages : 5602
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Lun 12 Mai - 21:21 | |
| | Lily a écrit: | Ma deuxième vocation dans la vie, et que j'exercerai dès que je pourrai reprendre le travail, sera orientée vers les animaux. Je ne sais pas encore exactement la tournure que ça prendra mais j'aimerais bien travailler dans les refuges pour animaux démunis, battus, etc.
|
Tu n'es pas la seule. Il y a tellement à faire. Il y a tant de méchanceté. _________________
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|  | | Arcencielle

   Age : 55 Inscrit le : 17 Oct 2007 Messages : 2815 Localisation : Chez moi Emploi/loisirs : aquarelles , dessins , peintures etc Humeur : toujours au beau fixe
| Sujet: Re: Usines à Chiots, Chenils et Animaleries du Québec Mar 13 Mai - 0:19 | |
| Je t'admire Lily car moi je ne pourrais pas m'empêcher de devenir mauvaise envers tous ces sales gens qui font du mal aux animaux ....(Comme aux enfants d'ailleurs mais ça c'est un autre sujet )ça me révolte tout ça ! .... j'ai hâte moi aussi que tu nous montres cette petite chatte Camille _________________

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